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Au nom du père et du fils et…

Un vendredi par mois, la bibliothèque municipale de Schoelcher propose un rendez-vous : « à livre ouvert ». Un auteur vient à la rencontre du public. Le 29 septembre, pour la reprise de la saison, Francine Narèce était entourée d’une dizaine de contributeurs à l’ouvrage « Au nom du père et du fils et de la fille aussi » qu’elle a dirigé. Une cinquantaine de personnes avait fait le déplacement pour l’occasion.

Un livre sur les pères martiniquais

Le constat : pour la plupart, les pères martiniquais sont inaccessibles. Les contributeurs à l'ouvrage sont des hommes et des femmes, âgés de 30 à 65 ans. Des sportifs, des enseignants, une infirmière, des artistes, une cuisinière, une inspectrice de l’éducation… Ils racontent à leur manière -par la poésie, par des récits- leurs souvenirs de leur père. Aucune contrainte de longueur, certains textes sont très brefs, d’autres plus développés. Presque tous amènent à vérifier le postulat de départ : la « transparence » du père dans notre région.

L’échange qui a suivi a permis de souligner le rôle que jouent les femmes potomitan dans l’absence du père, ainsi que l’influence de notre passé colonial. Quelques participant.e.s ont également remis en question le postulat de l'absence généralisée des pères : certains sont bien présents, physiquement ou au moins dans le discours de la mère.

A Livre ouvert, un rendez-vous mensuel à Schoelcher

 A livre ouvert est un rendez-vous littéraire mensuel, qui se tient en principe le deuxième vendredi du mois. Exceptionnellement en septembre il a eu lieu le dernier vendredi, rentrée oblige.

Ce vendredi 13 octobre à 19h, retrouvez André Quion-Quion avec son ouvrage «Histoires singulières des côtes de la Martinique - XVIIè et XVIIIè »  à la bibliothèque municipale de Schoelcher.

IL/ELLE A DIT

Victor Anicet, plasticien : « Cette rencontre m’a fait très plaisir. Le thème rejoint celui d’une exposition que j’avais proposée en noir et blanc en 1970. Je passais en revue l’Histoire de la Martinique, et dans cette fresque, il y avait un panneau intitulé « Accouplement ». L’accouplement sur l’Habitation à l’époque visait à créer les plus beaux spécimens. À l’époque, les femmes ne voulaient pas mettre de petits esclaves au monde : elles faisaient des simulacres d’accouplement et parfois, les nouveaux-nés étaient empoisonnés ou les femmes faisaient des fausses couches. Et moi j’ai pensé qu’à un moment, c’était tellement suspect qu’il n’y ait aucune naissance malgré ces accouplements, qu’il a fallu mettre un géreur pour surveiller les accouplements. C’est de là que j’ai réalisé le dessin dont je parle, mais qui n’a pas été compris en 1970. Ça m’a beaucoup plu d’entendre tous les propos de ce soir au sujet du père. »

Francine Narèce, écrivaine : « Le livre a été soumis à l’éditeur en février, j’ai reçu la réponse positive fin mars, et il se vend très bien. C’est un sujet qui intéresse beaucoup les martiniquais. On le trouve dans toutes les librairies aujourd’hui. En écrivant et en allant au bout de mes projets, je veux montrer aux martiniquais que c’est possible. Il faut oser, travailler, ne pas renoncer : ça fait partie des choses importantes que j’essaie de démontrer. »

Nous y étions, et vous?

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