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CONFERENCE

Exposition – conférences – 171 ans abolition de l’esclavage

Dans le cadre des 171 ans de l'abolition de l'esclavage, la bibliothèque Schoelcher propose une exposition et un cycle de conférences.
Soirée d’ouverture vendredi 03 mai à 18h30 : prestation de slam avec l’intervention de Papa SLAM accompagné du percussionniste Gabriel CIBRELIS et présentation de l’Exposition de photos :« Coiffures ancestrales : Richesse et Opulence » de Séphora JOANNES - visible du 03 mai au 07 juin
Conférence : « Les noms attribués aux anciens esclavagés après 1848. Quelles incidences sur la personnalité des Noirs ? » avec l’intervention de Juliette SMERALDA - vendredi 03 mai à 19h00

Analyser et comprendre les blessures psychologiques observées chez les Martiniquais, dont les désordres identitaires sont des manifestations qui impactent à la fois l’ individu et la société.Nous nous sommes inspirés de notre réalité historique. Des noms que portent de nombreuses familles Martiniquaise depuis 171 ans (1848 - 2019), qui quelquefois se trouvent dans l’obligation de faire appel à la justice pour changer leurs noms de famille qu’ils jugent embarrassants. Nous avons donc demandé à Juliette SMERALDA (sociologue), de nous proposer une réflexion sur les incidences identitaires de ces dénominations.

Conférence : « Pawòl pa ni koulè » avec l’intervention de l’ALI - vendredi 10 mai à 18h30

Incidences subjectives du bilinguisme créole - français aux Antilles. Actes du colloque international au Gosier en Guadeloupe Octobre 2013. La psychanalyse est une cure de la parol e. En créole, il est dit : « pawol nan bouch pa chaj » . Comment la psychanalyse peut - elle opérer à partir d’une parole en langue créole ? Qu’advient - il quand cette parole cherche son assise dans la langue française ou l’inverse ? « Dé towo pa ka koumandé nan an menm savann ! » . Dans les apprentissages, dans les cures psychanalytiques, dans le lien social, quels sont les effets de ces deux langues ? La violence, verbale ou physique, prégnante dans le lien social, est - elle la résultante d’une langue en souffrance dans la langue matricienne ?
L’association Lacanienne Internationale Antilles, dans la continuité des travaux engagés depuis plus de vingt ans, regroupe écrivains, psychologues, sociologues, libraires, philosophes, linguistes, artistes, enseignants, médecins
et psychanalystes. Des membres de cette association lacanienne viendront exposer à la bibliothèque certains traits de ce colloque.

Conférence : « Le Woucikam : La langue des Noirs esclavagés, Son origine » avec l’intervention de Jean-Luc DIVIALLE alias DJOLO - vendredi 17 mai à 18h30

Comprendre la destruction et l’effacement des langues de nos ancêtres pour se les réapproprier. La langue dite créole - le woucikam - , n’est pas née pendant l’esclavage sur les
plantations des colonies françaises. Elle existait bien avant. C’est une langue bantoue. Sa source est attestée au Moyen - Empire de l’Egypte pharaonique, soit entre 2033 et 1786 avant l’ère chrétienne. Son origine est, en conséquence, plus ancienne que le grec, le latin ou le
français. Fait extraordinaire, ce fut, à ses débuts, une langue écrite. Aussi, cette culture n’est pas uniquement orale, cette langue de la vallée du Nil qui éclaire le mieux la culture des sociétés woucikam. Telle est l’hypothèse la plus innovante jamais soutenue sur la la ngue dite créole à base lexicale française.
Ce vendredi 17 mai 2019, l’auteur, Sesh Jean - Luc DIVIALLE alias Djolo, Chercheur d’origine guadeloupéenne, viendra partager avec nous les fruits de ses recherches entreprises depuis 2006. Il viendra aussi nous démontrer la grande proximité existant entre le vocabulaire et la grammaire de la langue dite créole et l’égyptien pharaonique. Il nous exposera en quoi cette nouvelle approche de notre langue maternelle ouvre de nouveaux chantiers de recherche et de réfle xion sur la société afro - descendante martiniquaise.

Conférence : « Rimounaj-nou » avec l’intervention d’Omotundé - vendredi 24 mai à 18h30

Quand commence la déshumanisation des Africains amenés de force et réduit en esclavage « dans les colonies du nouveau monde » ? ​Avant l’esclavage des Africains, la déshumanisation, a-t-elle connu un tel paroxysme ? Chercheur en histoire, d’origine guadeloupéenne, Jean-Philippe OMOTUNDE fait partie des têtes pensantes sur le sujet de l’afro-centrisité, sur l’aliénation culturelle , du titre éponyme de son ouvrage : « D e l’aliénation culturelle des kamits (Noirs) ». Il a été formé par l’école Diopienne à Paris. C’est un débateur sollicité pour sa connaissance des sujets et pour son éloquence. Enseignant à l’institut Africamaat, co - fondateur du site africamaat.com, animateur de la revue de vulgarisation scientifique [email protected] Depuis 2010, en
collaboration avec l’association Ménébuc Caraïbes, il enseigne les Humanités Classiques Africaines, Caraïbes à l’institut Per Ankh.

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Date

03 mai 2019

Heure

18 h 30

Tarif

Gratuit

Labels

Fort-de-France

Lieu

Bibliothèque Schoelcher
Rue de la liberté, Fort-de-France, Martinique

Organisateur

Bibliothèque Schoelcher
Téléphone
0596 55 68 30
Email
[email protected]
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