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PORTRAIT – DAMI, PLASTICIENNE : « Je suis quelqu’un de couleurs »

Dami est artiste-peintre. Une silhouette sculptée dans l’ébène, une chevelure de feu, un pinceau vif, des tableaux chatoyants aux reliefs inattendus. Dans son ancienne vie, Danielle MIRAM-MARTHE-ROSE enseignait l’anglais. Rencontre avec une native de Fort-de-France au regard singulier. Insulaire et universel.

« Dami est dans ce cheminement, en peinture, du blues caribéen résume le plasticien René LOUISE. Une manière de s’exprimer, de dire des choses avec sa sensibilité de femme. » En 1997, Danielle MIRAM-MARTHE-ROSE enseigne encore l’anglais au Lycée Professionnel Frantz Fanon à Trinité, quand elle pousse la porte de l’atelier de René LOUISE au SERMAC, Service Municipal d’Action Culturelle de Fort-de-France.

Rigueur et profondeur

« J’admirais tous les jours les levers de soleil, les couchers de soleil, confie Dami. Et je me disais ‘J’aurais aimé pouvoir peindre cela. » Puis René LOUISE rend son tablier, et Danielle MIRAM-MARTHE-ROSE se laisse guider par un autre plasticien : Daniel ACCAMAH. Mais son premier professeur se souvient d’une élève « rigoureuse, très sérieuse, qui a fait [par la suite, NDLR] un apprentissage très poussé. Sur l’harmonie des couleurs, sur l’histoire de l’art, les compositions. »

Ce Docteur en Arts Plastiques, récompensé entre autres en 2016 du Prix Minerva en Italie, étudie le cheminement de Dami. « Il y a une progression, il y a toujours un thème – et une profondeur dans le thème. Je trouve ça sublime. »

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Prise de son interviews : Annie-Claude Lefroy

Une femme de couleurs

« Je suis quelqu’un de couleurs » plaisante Dami. Après 37 annuités dans l’enseignement, elle entame une carrière de plasticienne. Son timbre joyeux nous escorte d’une pièce à l’autre de sa dernière exposition «De bulles et d'eau », visible jusqu'au 31 janvier prochain au restaurant L'Alsace A Kay, dans le centre-ville de Saint-Pierre. Chatoyant, original, instructif, commentent les visiteurs. Et Dami d’invoquer « les couleurs très fortes de l’aube et du crépuscule » martiniquais. Antillais, caribéen. « J’aime bien son univers », explique Fabrice GÉRARDIN. Le Président de l’association L’Art Gonds Tout se félicite d’avoir organisé cette exposition. « J’aime bien également ce mariage entre le figuratif et l’abstrait en même temps dans la même toile. »   De Paris à Orlando, de Pointe-à-Pitre à Castries, de Saint-Pierre au Marin en passant par Trinité, Dami expose une Martinique aux teintes vives et aux reliefs imprévisibles. Au côté de l’artiste, une silhouette discrète et indispensable. Son époux, Max, conclut : « Nous étions enseignants puis je suis devenu Chef d’établissement. Maintenant elle me dit ‘Mais tu restes dans l’encadrement’, puisqu’au départ je lui encadrais ses œuvres. »  

Véronique LORDINOT

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