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Pris de court

CINE

La 10ème édition du Festival Prix de Court bat son plein. Du 20 au 24 février, les antillo-guyanais ont rendez-vous dans leurs salles de cinéma pour découvrir les travaux de leurs réalisateurs. « Cette 10eme édition offre un jury exceptionnel et des oeuvres d’une grande qualité qui illustrent le travail accompli par nos territoires depuis plus de dix ans et nous pouvons nous en féliciter. » - Alexandra Elizé, Présidente de l’association Prix 2 Court. 24 films sélectionnés dont 13 martiniquais, 7 guadeloupéens et 4 guyanais. Cette année, la remise des prix aura lieu en Guadeloupe.

Nous sommes en Martinique.

L’Officiel Martinique a participé à une « masterclass » à Madiana. Prévue initialement à 16h, la « masterclass image & son » animée par Yannick LINA avait été avancée à 14h. Nous l’avions découvert sur le site de l’association la veille au soir. Le lieu : un espace ouvert avec des chaises pour les stagiaires. L’intervenant est debout devant un pan de mur, prêt à répondre à toutes les questions.

Il se présente : « Yannick LINA, je suis réalisateur et ingénieur du son, j’ai réalisé plusieurs courts- métrages et je travaille actuellement sur un long-métrage… »

Un stagiaire : « Pourrait-on voir vos réalisations? »

Y. L : « Oui, sur YouTube »…

Un échange bon enfant, où chacun.e pose les questions qui l’intéresse, sur l’image ou le son. L’échange débute à 14h30 faute de public présent à 14h.

L’Officiel Martinique s’étonne quelque peu :
  • la rencontre mobilise un professionnel du cinéma et cinq stagiaires réalisateurs et curieux
  • le programme consiste en un thème pour le moins vague « image & son »
  • aucun dispositif permettant d’écouter du son ou de voir des images n’est prévu
  • l’équipe d’accueil n’est pas plus informée que l’intervenant du contenu de la rencontre

Si l’existence du Festival est une fierté pour nous antillo-guyanais, si nous reconnaissons qu’il existe des talents chez nous, et que c’est là une occasion de les faire découvrir et de les valoriser, nous avons du mal à comprendre l’intérêt d’une telle rencontre.

Comment un Festival vieux de 10 ans peut-il proposer un échange appelé « masterclass » avec un professionnel du cinéma dans un espace qui ne permet ni d’entendre du son ni de voir des images?

Comment doit-on comprendre que la « masterclass » -non préparée- invite l’intervenant -de très bonne composition et certainement de bon niveau- à donner de son temps pour un vague échange sur « image & son »?

Est-ce réellement une façon de valoriser nos talents? Est-ce une façon de susciter des vocations? Est-ce ainsi que l’on peut attirer un public non averti ?

Audrey Lordinot

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