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Exposition “Artefact” de Guy Tircy

Guy Tircy  a présenté "Artefact" à Tropiques Atrium  du 11 au 30 mars 2019. L'Officiel Martinique était présent au vernissage. Retour en images avec Fabienne Pélage.

Vous souvenez-vous, enfant, avoir observé ces nuages évoluer de la forme presqu'évidente  d'un éléphant à celle plus inattendue d'un tambour ou que sais-je encore ? Métamorphoses naturelles aux yeux d'un enfant...
C'est certainement ce regard que Guy Tircy porte encore sur ce qui l'entoure, malgré lui, de manière "presque instantanée" décrit-il, des boutons d'un ascenseur aux bidons oubliés en passant par une boîte à chaussures.
Tout peut devenir autre, à la faveur de la découpe d'un arrondi, de la superposition des matières, ou encore d'effets graphiques. Tout démarre par "cette envie folle de peindre ou de sculpter, cet amour de la matière, cet amour de rencontrer les choses".
Les cartons d'emballage ne sont plus fonctionnels, les voilà autrement recyclés. Détournés, judicieusement exploités, ils deviennent personnages : "Galerie des rois", " Mister Déspé", "la Martiniquaise" naissent  des cartons de packs de bières. La "Tête de femme à la coiffe blanche" se niche dans le couvercle d'une boîte à chaussures. Des empreintes de pneus viennent encadrer un plan de Paris au centre duquel deux amoureux, également "pneumatisés", se font face, perdus dans l'observation l'un de l'autre : Paris leur appartient.
L'inspiration émane bien sûr des objets mais aussi de peintres célèbres ou inconnus du grand public. L'artiste nous cite son imprégnation par "l'Estaque" de Cézanne au travers des livres offerts par son père alors qu'il était enfant. Il évoque son travail au sein de l'atelier du Père Aostéguy et se rappelle encore de cette voisine sur le chemin du lycée dont il voyait les peintures au travers de ses persiennes avant qu'elle ne les lui ouvre grandement, piquée par la curiosité et la timidité de l'amateur. Monet, "le Bœuf écorché" de Soutine ou celui de Rembrandt, Alexandre Bertrand marqueront GuyTircy.
Passionné, il parle de la combinaison inextricable de la peinture avec  la sculpture, du besoin de "toucher aux choses", il exploitera alors les chutes des plaques d'immatriculation et saura utiliser la contrainte de leur rigidité pour exploiter dans ses œuvres chiffres et lettres ainsi reconverties.
Il raconte son histoire, celle de Fort-de-France où il est né, du temps qui passe, de l'évolution des choses.
Allez à la découverte de ses œuvres, multiples, et de leurs histoires.
Voilà ce à quoi nous encourage Guy Tircy : prendre le temps de regarder autrement.

 


Extrait musique : ChaCha Fontanez - Jimmy Fontanez - Media Right Productions  

Fabienne PÉLAGE
Nous y étions, et vous?
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