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Un Cénacle fait suite aux déboulonnages des statues de Victor Schoelcher en Martinique

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Le 22 mai, date anniversaire de l’abolition de l’esclavage en Martinique, des activistes ont déboulonné deux statues de Victor Schoelcher à Fort-de-France et à Schoelcher. Deux mois plus tard, la ville de Fort-de-France a accueilli une rencontre entre historiens, activistes, psychanalystes,  représentants du monde économique, politique et syndical, pour débattre du bien-fondé de l’action et de la suite qui doit lui être donnée. Deux soirs de cénacle passionnants dans le cadre du 49è Festival de Fort-de-France, avec des personnes d’opinions diverses et un public nombreux, venu s’informer et partager. L’Officiel Martinique était au Cénacle, retour en images.
Ce dimanche 26 juillet, d'autres statues ont été retirées de leur socle sur la Savane par des militants activistes.

La ville de Fort-de-France prend la question en compte

La Présidente du conseil d’exploitation du SERMAC, Annie Chandey précise d’entrée de jeu : maintenir le Festival au sortir de la pandémie était déjà un challenge. Réunir autour de la table des participants aux opinions si diverses sur le sujet brûlant de l’esclavage, de la colonisation, a constitué un autre challenge. Pour Didier Laguerre, Maire de Fort-de-France, le temps est venu d’agir. Le monde a connu depuis le décès de Georges Floyd en Mai aux Etats-Unis une vague de contestation antiraciste. En Martinique, le déboulonnage des statues le 22 mai aurait ouvert une voie à d’autres territoires où d’autres statues ont été saccagées. Il s’agit aujourd’hui de relever le défi, de trouver des réponses dans le cadre d’un dialogue apaisé en Martinique, et de « faire émerger des espaces de rencontres explicatives ouverts à tous ». Les cénacles des 23 et 24 juillet seront, espère Didier Laguerre, suivis de nombreuses autres réflexions. À Fort-de-France, une commission « Mémoire et transmission » regroupant des élus, des associations, des sociologues, des historiens et des psychiatres a vu le jour le 20 juillet dernier.

Alors que le maire de Fort-de-France envisageait de soumettre au conseil municipal du 28 juillet de déposer la statue de Pierre Belain d'Esnambuc, les activistes l'ont retirée de son socle sur la Savane, en même temps que celle de l'Impératrice Joséphine décapitée depuis 1991.

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